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Resident Evil: conversation depuis Afterlife. Première partie: Wentworth Miller.
En décembre dernier, les producteurs de Resident Evil: Afterlife ont accordé à FANGORIA un accès exclusif au plateau de tournage à Toronto du quatrième volet de leur franchise mi-action, mi-horreur, dérivée des jeux vidéos à succès de Capcom. Durant les 10 prochaines semaines, jusqu'à la sortie du film le 10 septembre (date aux USA) par Screen Gems, Fangoria.com présentera une série d'interviews en face à face avec les acteurs et l'équipe du film.
Ecrit et dirigé par l'auteur des films Paul W. Anderson, Afterlife présente à nouveau Milla Jovovich (la femme d'Anderson) dans le rôle de la mystérieuse héroïne Alice, qui fait équipe avec une poignée de survivants de l'apocalypse dans un monde envahi par les zombies, les montres et la néfaste Umbrella Corporation.
Afterlife introduit à l'écran le personnage de la saga dans le jeu Chris Redfield, joué par la star de Prison Break, Wentworth Miller, nominé aux Golden Globe, qui a fait ses débuts professionnels dans l'épisode de Buffy et les Vampires "go fish" en 1998. Fango attrape Miller juste après qu'il eut terminé de tourner une scène avec les zombies dans un corridor de prison inondé (ramenant Miller à ses racines!)
Fangoria: Que venez-vous de tourner là?
Wentworth Miller: Vous avez cette bande de racailles, les survivants, détenus dans une prison. Arrivée d'Alice, notre sauveuse, et nous sommes maintenant en route vers, du moins nous l'espérons, une pièce remplie à ras bord d'armes que nous espérons utiliser pour tenter de nous échapper.
F: Donc, parlez nous de votre personnage Chris Redfield, dans Resident Evil: Afterlife.
WM: Ce sont les débuts de mon personnage, du moins dans la version cinématographique. Ceci ne peut être que mon Chris Redfield - Je ne peux pas vous donner ce que vous voulez, je peux vous donner ce que je fais. Si ce que je fais est ce que vous voulez alors on va s'entendre! Si ce n'est pas le cas, j'espère que vous apprécierez le film néanmoins. Donc, après avoir été pris, j'ai pensé "Et bien, laissez moi faire mes propres recherches !" . J'ai surfé sur Internet et j'ai décidé de chercher des images sur Google et ce que j'ai trouvé m'a un peu déstabilisé, car le Chris Redfield qui est apparu... il avait des bras comme des troncs d'arbre. J'ai pensé "Ça ne va pas le faire, je n'ai que 3 semaines pour préparer le tournage". Alors je leur ai demandé de regrouper des scènes clé du jeu vidéo pour que je puisse voir le matériel original et j'ai été estomaqué de voir la différence entre le Chris Redfield de ces images et celles que j'avais trouvées sur Google, particulièrement dans le premier volet du jeu. Il est, sans aucun doute, compétent et héroique mais il a aussi quelque chose d'innocent. Il était encore tout propre, d'une certaine façon, au début de cet horrible voyage. Donc, j'avais les images trouvées sur Internet, les scènes du jeu vidéo et bien sûr le script de Paul Anderson, qui, selon moi, vient en premier. Mon Chris a marché le long de ce chemin particulier depuis un bout de temps. Les lames sont plus aiguisées. Elles sont bien plus pointues. Ce fut mon point de départ et mon inspiration.
F: Qu'est ce qui vous a attiré chez Redfield et poussé à rentrer dans cet univers?
WM: Pour être parfaitement honnête, n'importe quel jeune acteur digne de ce nom dans cette ville veut faire partie d'une franchise à succès. Savoir que celle-ci, depuis 10 ans, est un succès phénoménal avec une grande base de fans à l'international, m'a vraiment attiré. Principalement parce que je sors d'une série TV, Prison Break, qui a eu une belle audience à l'étranger. Et que je me suis dit "Et bien, je peux faire cinq films indépendants que personne ne verra ou je peux prendre part à un projet dont je sais qu'il atteindra les fans que j'ai déjà grâce à la série et que j'espère garder." c'est une façon de rester dans leur radar de façon divertissante. J'adore également les films qui mélangent horreur et action. Je suis un grand fan du genre. D'un point de vue thématique, il y a aussi un chevauchement entre Michael Scofield de Prison Break et Chris Redfield de Resident Evil qui m'a intrigué et c'était quelque chose que j'avais hâte d'explorer.
F: Vous avez déjà touché au genre horreur/action avec Underworld mais là, c'est une autre paire de manche.
WM: Tout à fait surtout si on rajoute la 3D. Je n'avais rien fait qui introduisait cette technologie et je suis très heureux de l'explorer... de l'ajouter à mon panel de compétences.
F: Quel challenge vous offre la 3D?
WM: D'après moi, quand vous regardez une action avec cette technologie, cela revient à pouvoir regarder dans les coins. Donc, si vous tournez une scène de bagarre, que vous donnez un coup de poing et que vous ne touchez pas la cible - ce qui n'est jamais le cas dans une séquence de ce genre - le public peut le voir. Ils peuvent voir qu'il y a un espace entre votre poing et son visage. Donc vous devez trouver un moyen de mentir ou toucher réellement l'acteur.
F: Dans quelles scènes d'action vous trouvez vous mêler dans le film? Vous bottez les fesses à quelques zombies?
WM (rires): Les zombies en prennent pour leur grade. Il y a de nombreuses scènes vraiment intenses.... très physiques, un vrai challenge, qui demandent beaucoup. J'essaie de faire le maximum de choses par moi-même. D'abord parce que c'est le côté marrant de la chose et je pense que cela fait la différence devant la caméra. D'une certaine façon, c'est comme jouer un jeu imaginaire de gosse - les gendarmes et les voleurs, se déguiser pour Halloween - sauf que c'est mon travail. Et quand il y a des échanges de coups de feu, de coups de poings, des sauts, des chutes, des coups c'est toujours fait de la façon la plus sécurisée possible sur le tournage. C'est un frisson et je suis heureux d'y participer.
F: Qu'est ce qui explique le succès de Resident Evil, tant pour les jeux vidéo que pour les films?
WM: Nous avons de l'émotion, des frissons, des culbutes. Les effets spéciaux que nous avons en réserve pour le public sont top de top. J'ai vu un peu de la bande annonce que les producteurs ont monté l'autre jour, un bond de bobine et c'est à tomber. Mais par dessus tout, nous avons des personnages auxquels on peut s'identifier et s'attacher et c'est le boulot des acteurs, de rentrer dans cet univers qui parle de zombies, d'horreur, de désordre, de frissons qui vous font bondir de votre siège mais mélanger avec de la complexité, de l'authenticité, de la sincérité, de cette façon, quand quelque chose arrive à l'un des personnages, cela vous touche. Ce n'est pas juste un feu d'artifice dans le ciel - magnifique mais qui ne veut rien dire, ne représente rien. C'est ce qui est cool à propos de Chris et de Claire Redfield (Ali Larter) car nous avons une relation frère-soeur complexe, avec différentes couches, réelle. Et tout le public ne peut pas automatiquement se plonger dans un monde post-apocalyptique avec des zombies qui rampent, courent mais ils peuvent s'identifier à un frère, à une soeur. Avec le fait d'avoir un membre de votre famille en danger et que vous devez protéger.
F: Vous étiez un fan de film d'horreur avant d'être pris pour le film?
WM: Absolument. Et depuis le début, le genre horreur/action m'a plutôt bien réussi. J'ai commencé avec Buffy et les vampires. Puis il y a eu Underworld et bien sûr Dinotopia. D'une certaine façon, c'est comme rentrer à la maison.
F: Les films de zombies sont de plus en plus populaires. Qu'est ce qui attire le public d'après vous?
WM: Je ne sais pas. J'ai entendu des conversations sur les zombies comme étant des métaphores à propos de A, B ou C, du capitalisme, d'une masse quelconque , du consumérisme rampant. Pour moi, ce n'est que du désordre. Ce n'est qu'un peu de sang exposé à l'écran et c'est ce qui marche pour moi au prime abord. J'aime qu'on me fasse peur, qu'on me choque, qu'on m'emmène en promenade. Si vous voulez y voir autre chose, c'est cool. Mais pour moi, ce n'est que du divertissement.
F: C'est comment de jouer avec Milla Jovovich, qui est LA véritable institution dans ces films?
WM: C'est une rock star! Elle est l'équivalent de Sigourney Weaver pour la franchise Alien. Ce que j'apprécie spécialement dans ce projet c'est que ce sont les femmes qui mènent le bal, ce qui n'est pas commun, malheureusement, dans ce business: avoir une femme au centre de l'action, qui conduit le cours des évènements. En venant d'une série imbibée de testostérone, ce fut un choc sympa.
F: Il semble que vous ayez une bonne équipe qui fonctionne bien dans ce film également.
WM: Oui. Personne n'est laissé de côté. Chaque personnage a son moment, chacun amène quelque chose de spécial et d'utile à l'ensemble. C'est un casting international qui joue des personnages internationaux. Cela démontre que le film est fait pour un public international. C'est l'un des côtés géniaux de ce business. Il ne s'agit plus de faire un film ou une série pour un public local à présent, nous regardons à l'international pour ce film. C'est là que sont les fans. Ce sont eux que nous essayons de divertir et pour qui l'histoire est faite.
F: Comment est-ce de travailler avec Paul W. Anderson?
WM: Il est incroyable! Avoir Paul et Milla aux commandes est une aubaine, car ça coule de source. Ils donnent le ton. L'avoir devant la caméra et Paul derrière, c'est comme avoir le meilleur filet de sécurité du monde. Vous savez exactement où vous êtes et qu'ils vous épaulent.
F: Certains acteurs sont rétissants à travailler avec un réalisateur qui a sa femme comme actrice principale. Vous savez "elle va être sur tous les plans, je ne vais avoir que les miettes". C'est l'opposé ici?
WM: Je n'ai vu aucun acteur souffrir d'un manque d'attention de la part de Paul. Il y fait très attention. Et d'avoir quelqu'un qui est à la fois le scénariste et le réalisateur, il a la vision globale de l'univers et où vous correspondez. C'est un cadeau.
F: Avez-vous une scène de combat avec Wesker (Shawn Roberts) ?
WM: Il y a une confrontation.
F: Cool!
WM: Il a une présence incroyable à l'écran. Je ne sais pas si vous allez voir des séquences de Wesker, avec ses lunettes de soleil et son manteau noir. C'est très emblématique. Il y a beaucoup d'influences venues du jeu vidéo. Mais pour revenir au challenge de la nouvelle technologie, il y a des moments, des bouts de scènes, où je dois mettre mon visage sur son poing, attendre qu'ils crient "moteur" et partir en arrière comme s'il venait de me frapper en pleine mâchoire.
F:Vous êtes rattaché à une autre adaptation d'un jeu vidéo: Bioshock. Que pouvez-vous nous dire?
WM: Hum...
F: Je ne vous demande pas de trahir un secret.
WM: Cette rumeur a commencé par une blague le 1er avril et a été reprise un peu partout. Il n'y a rien de vrai là-dedans.
F: D'après ce que j'ai vu dans le réservoir, vous portiez une combinaison de plongée?
WM: Pas de combinaison de plongée, nous sommes tous dans nos costumes habituels. Il y a une scène dans le réservoir la semaine prochaine que j'attends avec impatience. J'ai fait de la natation au lycée, donc l'eau est une seconde peau pour moi.
F: Le meilleur exercice au monde, exact?
WM: C'est exact. Bien sûr, nous porterons les armes et des torches et d'autres choses. Donc, problème, vous avez tendance à couler comme une pierre, mais vous avez de l'entrainement.
Revenez faire un tour la semaine prochaine pour l'interview de Niven Howie le monteur de Resident Evil: Afterlife. et jetez un oeil au numéro 296 de Fangoria (en vente au mois d'août) qui présentera un autre article de la visite sur le tournage d'Afterlife.
Aucuns
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