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"A tous mes fans, merci beaucoup pour votre soutien. Tout le meilleur. WM"
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House M.D
Rôle : Benjamin Byrd
Début du tournage: octobre 2011
Genre:Série médicale,comédie dramatique
Sortie US :17/10/2011
Sortie FR : ???
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The Mourning Portrait (2011)
Rôle : Le photographe
Début du tournage: Fin 2011
Genre:Horreur, supernaturel
Sortie US : 2012
Sortie FR : ???
Info | IMDb | Site officiel | Photos
Stoker (2012)
Rôle : scénariste
Début du tournage: 29 août 2011
Genre:Drame familial, horreur, thriller
Sortie US :2012
Sortie FR :???
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Loft (2013)
Rôle : Luke Seacord
Début du tournage: 6 juin 2011
Genre:thriller
Sortie US :2013
Sortie FR :???
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Wentworth Miller
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A date With YU LU PART I
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WM : Oui, oui, on m’a dit que nous avions un groupe de fans assez important ici.
LY : Oh énorme !
WM : J’ai de la chance par rapport à cela. De faire partie d’une série qui a un groupe de fans international, qui peut toucher et émouvoir et inspirer des personnes dans le monde entier. C’est une chose incroyable.
LY : En outre, le sentiment est assez surréaliste, n'est-ce pas? D’avoir autant de fans ici en Chine, qui est si éloignée d’où vous vivez.
WM : Ca l’est, ça l’est. Une des choses qui m’a frappé ce n’est pas la différence entre mes fans du monde entier, mais les similitudes. Partout où je vais, peu importe que ce soit en Australie ou en Europe ou en Asie, c’est comme rencontrer une famille, des gens qui vous connaissent, qui connaissent votre visage, qui trouvent du temps pour vous et votre travail dans leurs vies.
LY : exactement. Bien, je dois dire quelque chose au sujet de vos yeux. Des gens m'ont rendue folle ces derniers jours. Tout le monde m’a approché pour me dire combien ils vous aiment, ok. J' ai une amie qui est simplement folle de vous. Et je l'ai appelée ce matin. Je lui ai dit ok, Michael est ici. Et elle a dit Michael, qui ? J'ai dit le Michael, ton Michael. Puis, il y a eu ce silence, ensuite j'ai entendu cet énorme cri perçant. Alors j'ai dû éloigner mon téléphone de mon oreille. Je pourrais encore l’entendre, c’était comme si elle s’étouffait. Et ensuite elle a dit je ne suis pas à Pékin, mais peux tu s’il te plaît faire quelque chose pour moi. J’ai dit ok, que veux-tu que je fasse ? Elle a dit s’il te plaît regarde juste ses yeux. Je ne savais pas ce que cela signifiait. Maintenant je sais.
WM : OH, merci. Vous allez me faire rougir ? Adorable.
LY : Ouais c'est assez chaud ici. Bien, tout d’abord de dois m’excuser auprès de mes téléspectateurs parce que nous allons faire cette émission, pas entièrement, mais essentiellement en anglais et vous l'avez entendu en ce moment parler non pas en tant que Michael mais en tant que lui-même et la sensation est surréaliste n’est-ce pas ? Dites-moi juste combien d’entre vous ont été trop excités pour dormir la nuit passée à cause de lui ? Combien d’entre vous n’ont pas su se décider sur ce qu’il fallait porter ce matin à cause de lui ?
WM : Je n’ai pas pu choisir ce que j’allais porter non plus.
LY : Je ne vous crois pas. Bien, je sais que c'est votre troisième voyage en Chine ?
WM : oui, c'est exact.
LY : à part bonjour, ni hao, avez-vous appris quelques mots en Chinois ?
WM : J'en ai appris, juste la nuit passée, j'ai appris wo ai ni men.
LY : bien, je pense que wo ai ni est plus important que wo ai ni men.
WM : wo ai ni.
LY : Bien, je t'aime, je vous aime les gars, c’est presque pareil.
WM : c'est un bon début.
LY : mais avez-vous pu vous balader un peu à Pékin et à Shangai ?
WM : J'ai pu. Les trois fois où je suis venu, je suis venu pour le travail, alors c’est la priorité, mais je m’assure toujours d’avoir, entre les interview de la presse et la publicité, un jour pour visiter autant que possible, dans ce temps limité, ce que Shangai et Pékin ont à offrir.
LY : si vous aviez le temps, où voudriez-vous aller ?
WM : Je suis allé à la muraille.
LY : Oh vraiment ?
WM : et je voudrais vraiment y retourner. Il y a juste quelque chose de tellement extraordinaire dans le fait de se trouver sur un monument construit par l’homme qui peut également être vu de l’espace. Je pense que c’est assez incroyable.
LY : êtes-vous allé au sommet ?
WM : Bien-sûr que je l’ai fait. Non, trop raide en fait. J'étais vraiment surpris. Je soufflais comme un boeuf. Mais ces petites vieilles femmes me dépassaient. J'étais en quelque sorte embarrassé. J’avais l’impression que je devais forcer pour suivre le rythme.
LY : bien, la première fois que vous êtes venu en Chine, c’était l’année passée, n’est-ce pas ? Alors avant que vous veniez en Chine pour la première fois, les gens ont dû vous dire que vous aviez de nombreux fans en Chine. Les avez-vous crus ?
WM : J'ai entendu quelques chiffres, quelqu'un m'a dit qu'il y avait 135 millions de fans qui regardaient la série chaque semaine en ligne, ce qui représente la moitié des Etats-Unis. C’est un nombre incroyable. Vous ne pouvez pas vraiment prendre conscience de ce que cela signifie vraiment, mais je dois dire que pour un garçon de Brooklyn, NY, l'idée que je voyagerais un jour intensivement en Asie, en venant en Chine trois fois en l’espace d’une année m’aurait parue inconcevable quand j’étais enfant. J’ai beaucoup de chance, beaucoup de chance.
YL : avez-vous été vraiment étonné ou juste en quelque sorte effrayé de voir autant de fans pour la première fois à Shangai ?
WM : pas effrayé, pas effrayé. Je veux dire que j'ai été accueilli très chaleureusement à l’aéroport ce qui était génial, mais les fans, pour la plupart, ont toujours été très respectueux, très poli, bien-sûr fidèles à la série, mais ils ont toujours fait preuve d’un comportement exemplaire et j’apprécie bien-sûr cela.
LY : bien, avez-vous plus de fans féminines que de fans masculins ?
WM : Je pense. Je pense que c’est ce qui a surpris les gens, parce qu’à l’origine je pense que l’idée était que la série attirerait plus un public masculin parce que c’est la prison, c’est l’action et l’aventure, mais bon nombres de personnes ont été surprises de constater qu’il y avait un public féminin aussi important.
LY : Bien, évidemment. Quasiment sûre que vous allez apprendre que les filles chinoises ne sont pas timides pour exprimer leurs sentiments. Vous savez, pas timides du tout.
WM : En effet, j’ai eu ce genre d’impression.
LY : ce qui est bien, n’est-ce pas ? Je sais que cette fois vous êtes en Chine pour faire de la publicité pour une voiture.
WM : oui.
LY : Êtes-vous un conducteur sensible ?
WM : J'essaie de l'être, j'essaie de l'être. En fait depuis que nous avons commencé à tourner Prison Break, j'ai beaucoup plus de respect pour la loi et pour obéir aux consignes. Mais je suis quelqu'un qui aime conduire. Et la première saison, nous avons tourné la série à Chicago. Et la deuxième saison nous étions à Dallas, au Texas. Et au début et à la fin de chaque saison, je conduisais depuis Los Angeles, en Californie à ces différentes destinations. Et ces trajets qui habituellement prenaient une semaine, une semaine et demi, étaient un genre de thérapie, c’était une manière de réfléchir à où j'allais, en pensant à ce que je laissais derrière moi, en me préparant au prochain chapitre, c’était ainsi une occasion, pour moi de conduire, vous savez, vous avez vos stations préférées, ou peut-être vos snacks favoris.
LY : quel genre de snacks ?
WM : J'aime les Dunckin’ Donuts, les petits munchins (je sais pas ce que c’est…)
LY : Oh, je les aime.
WM : quelque chose à base de sucre essentiellement.
LY : vraiment ? Ce n'est pas sain du tout.
WM : J'ai un terrible faible pour les sucreries.
LY : Je pensais que vous étiez quelqu’un de consciencieux par rapport à la santé.
WM : pas autant que ce que vous pourriez penser.
LY : vraiment ?
WM : ouais, j'aime les sucreries, alors c’est important puisque je vieillis d’équilibrer cela avec quelques légumes et avec quelques exercices, d'avoir tout mais modérément, je pense que c’est l'idée.
LY : durant ces trajets, quel genre de musique avez-vous écouté ? Ou avez-vous juste chanté avec la musique ?
WM : J’ai tendance à chanter si je connais la chanson. Je suis fan de toutes sortes de musiques. J'aime le classique, la country, la pop, le rock, la musique alternative, presque tout ce que vous pouvez nommer. Et c’est bien d’avoir une chanson particulière qui passe à un moment particulier de votre vie, quelque chose qui vous rappelle en quelque sorte un moment ou une expérience, et puis des années plus tard, vous entendez cette chanson, et l'expérience, le moment en question vous revient en mémoire. Je pense que la musique peut être très puissante par rapport à la façon dont nous la rangeons, de manière à tracer le cours de nos vies.
LY : maintenant pouvez-vous nommer une chanson chinoise particulière ?
WM : pas encore, bien que j'aie été de plus en plus exposé à la musique chinoise depuis que je suis ici.
LY : Je sais que vous êtes grand chanteur. Un baryton en fait.
WM : Et bien, autrefois, oui, j'étais baryton. Merci.
LY : pouvons-nous passer une de ses chansons, svp ?
WM : Oh là-là…
LY : Je l'ai écouté l'autre jour, c’était très bien.
WM : et si la prochaine étape vous allez me demander de chanter, je ne vais pas vous dire maintenant que je ne vais pas….
LY : Et bien, on ne sait jamais.
WM : Je déteste décevoir.
LY : lequel est-ce ? ( en s’adressant au public), oui, c’est lui.
LY : vous avez une super voix.
WM : merci.
LY : Je ne vais pas vous demander de chanter si vous ne voulez pas. Mais je dois dire que vous avez une super voix.
WM : merci.
LY : pourquoi ne pas avoir fait une, vous savez, une carrière professionnelle de chanteur ? Vous pouvez en faire une très belle. Je pense.
WM : J’apprécie que vous disiez cela. C’est une chose à laquelle j’ai pensé de manière purement fantaisiste, mais quand je chantais régulièrement à l’Université. Je n’ai jamais vraiment pensé que je pourrais en faire une vie. Ca semblait être un rêve impossible, encore plus fou que de jouer la comédie alors c’est quelque chose que j'ai abandonné après avoir obtenu mon diplôme d’Université.
LY : votre père ou votre mère sont-ils de super chanteurs aussi ?
WM : ni l'un ni l'autre ne sont capable d’émettre un son en fait, alors je ne sais pas d’où je tiens cette capacité à chanter.
LY : Votre père est-il aussi beau que vous ?
WM : Je pense que nous nous ressemblons beaucoup, et je ressemble également infiniment à ma maman. Cela dépend avec qui je suis, et de la personne qui le dit.
LY : Est-ce que je peux avoir ces cartes ? J'ai lu quelque part dans un magazine. C'est une interview que votre père a faite il y a trois quatre ans.
WM : mon père ?
LY : ouais, et le journaliste a demandé « alors encore une question, une personnelle, si ça ne vous dérange pas. Votre prénom est Wentworth, très peu commun, il y a un acteur Wentworth Miller, qui joue un rôle principal dans une nouvelle série sur la FOX, Prison Break, il est bien placé pour un Golden Globe, il était également dans The Human Stain. Une relation ? Votre père a dit « tellement content que vous le demandiez », et ensuite il a dit « naturellement, il n'est pas aussi beau que le papa, mais il est très doué. Je pense que je pourrai peut-être prendre ma retraite d'ici peu si les choses continuent à progresser. Chaque personne qui lit ceci, ne manquez pas Prison Break quand elle revient sur la FOX en mars. C’est une super série, bien qu’un peu violente.
WM : oui
LY : il est drôle.
WM : il est drôle, c’est un papa fier, c’est un papa fier. ADORABLE.
LY : Je suis sûre qu'il doit être très fier.
WM : Je le pense.
LY : est-il un immense fan ?
WM : Il l’est. Il l’est. C’est l'une des plus importantes choses par rapport au fait de faire partie d’une série TV, c’est que mes parents peuvent me voir au moins une fois par semaine, bien que je sois à des milliers de miles d’eux. La seule chose c’est que si je sais que quelque chose de terrible va arriver à Michael, je dois appeler ma maman à l’avance pour lui dire de se préparer psychologiquement sinon ça la bouleverse.
LY : mais des choses terribles arrivent à Michael presque chaque jour.
WM : oui alors je suis toujours entrain de l’appeler.
LY : vous faites, genre « maman, je suis désolé de te dire ceci. »
WM : Je l'avertis chaque semaine.
LY : il va encore être blessé ?
WM : ouais.
LY : gee. Bien, en parlant de votre père, je pense qu’il pourrait être, je suppose qu'il pourrait être la première personne qui vous ai incité à penser que peut-être un jour vous deviendriez acteur, n’est-ce pas ?
WM : Je pense que vous avez tout à fait raison. Il y est pour beaucoup. Quand j'étais au jardin d'enfants, vers sept ou huit ans, nous avons fait, ce qu'ils appelaient, la pièce annuelle sur les dinosaures, à l’école. Nous étions tous responsables de trouver nos propres costumes, alors mon père et moi avons passé trois semaines en partant de zéro à fabriquer un costume de tyranosaure rex. La tête était faite en papier mâché, qui faisait d’ailleurs deux fois mon poids, avec les crocs et les yeux. C’était vraiment assez impressionnant. Tous les autres enfants de la classe sont arrivés avec des sacs en papier sur leur tête, mais j'avais ce costume de tyranosaure fait de manière professionnelle. Le jour de la représentation, j’ai vacillé sur la scène, à cause du poids de cette chose et j’ai reçu un tonnerre d’applaudissement de la part du public. Je me rappelle avoir pensé qu’il y avait un rapport très spécial qui s’était installé, une sorte d’intimité entre le public et l’interprète. Il y avait une sorte d’électricité, de chimie. J'ai su que je ne pourrais jamais retrouver cela ailleurs, alors des graines ont été semées à ce moment même.
LY : alors je pense que votre père est une personne très… comment dire… artistique ?
WM : il a un certain talent artistique. C'est vrai.
LY : alors il peut dessiner, vous pouvez dessiner, n’est-ce pas ?
WM : c'est exact. Alors quand mon père a formulé ses premières craintes au sujet de ma décision de devenir acteur. Je lui ai rappelé que c’était vraiment sa faute. C’est lui qui a provoqué cela.
LY : Donc en fait, il y a peut-être dix ans, vous avez dit « papa, que je vais devenir un acteur. »
WM : C’était par téléphone. Et ça a fait l’effet d’une bombe en quelque sorte, parce que je suis allé à l’Université et que je suis diplômé en littérature anglaise. J'étais parti à LA pour travailler dans l’industrie du divertissement, mais je ne n’avais pas encore admis que jouer la comédie était ce que je voulais faire. Ca semblait juste trop risqué trop effrayant, mais je me suis, par la suite, rendu compte que je n'aurais jamais voulu avoir la question « et si » en suspens. Je ne voulais pas être hanté par les doutes. Je ne voulais pas être hanté par des regrets, alors j’ai pris la décision de devenir acteur. J'ai appelé mes parents et je leur ai dit ce que j'allais faire et comme ils sont tous deux professeurs. Ils viennent de milieux très traditionnels. Ils ne savaient rien au sujet de l'industrie du divertissement. Ils ne savaient pas ce que le métier d’acteur signifiait, alors ils ont eu des craintes pour moi. Ils ont eu des soucis, la plupart du temps concernant la manière dont j'allais payer le loyer, mais c'était un combat pour eux au début, parce qu'ils voulaient me soutenir naturellement parce qu'ils savaient ce que cela signifiait pour moi, mais en même temps, ils avaient des réserves. Heureusement, j'ai réussi dans ce milieu et ils ont pu apprécier le succès que j'ai atteint pour moi-même. Et je me sens très chanceux de les avoir eus, quelles que soient leurs craintes ou leurs soutiens.
LY : Quelle fut leur première réaction quand ils ont appris que vous alliez devenir acteur ? Comme un silence ?
WM : Silence, surprise.
WM : … directeur de casting, directeur ou producteur, ils ne vous informent habituellement pas si vous n’êtes pas fait pour le rôle. Parfois vous pouvez scruter une salle et vous dire ok, ces gens ne sont pas vraiment intéressés par ce que j’ai à leur offrir. Parfois c’est très évident, parfois ça ne l’est pas. Mais chaque acteur en ville a un agent ou un directeur, habituellement, alors vous recevrez un coup de téléphone après de votre agent pour vous dire que vous n’avez pas eu le rôle. Cela peut créer une sorte de challenge pour un acteur d’un point de vue psychologique parce que ce que nous voulons faire c’est d'essayer de savoir pourquoi nous n'avons pas obtenu le rôle, mais nous ne pouvons pas vraiment parler au directeur de casting, nous ne pouvons pas parler au directeur, au producteur, alors je pense que c’est normal de développer quelque chose de négatif, quelque chose qui va vous donner l’impression d’être mauvais, de vous donner une mauvaise image de vous-même, mais neuf fois sur dix vous n'avez pas obtenu le rôle parce que vous n'étiez pas à la bonne taille ou parce qu’ils recherchaient des yeux d’une couleur différente, des choses que vous ne pouvez pas changer, des choses dont vous ne devriez pas vous préoccuper parce que vous ne le saviez pas. Je pense qu’en moyenne les acteurs vont culpabiliser un peu. Se sentir lamentable ou prendre ce rejet de façon personnelle.
LY : n’avez-vous jamais été bouleversé après ces auditions ?
WM : Et bien, évidemment. Je pense que pour aborder correctement un rôle pour une audition, vous devez vous investir dans le personnage, vous devez donner un petit peu de votre coeur, vous devez donner un peu de votre âme. Et je pense que chaque acteur, en particulier moi-même, n’est pas juste entrain d’étudier son script, il imagine le film, il imagine quelle sera son image à l’écran en jouant ce rôle, il sélectionne la bande sonore, il imagine à quoi ressemblera le générique. Vous vous investissez entièrement dans ce rôle alors quand vous ne l'obtenez pas, ce n'est pas simplement le rôle que vous n'avez pas eu. Ce sont ces six mois entiers dans lesquels vous avez projeté votre esprit. Vous savez les six mois qui sont nécessaire pour faire cette série, ce film, qui s’envolent soudain, et tout à coup vous commencez à être déçu, ce qui peut être un processus très difficile.
LY : Alors quand vous avez appris que vous aviez obtenu le rôle de Michael Scofield, comment vous êtes-vous senti à ce moment-là ?
WM : Tout cela s'est produit tellement rapidement. Je me rappelle avoir été très enthousiaste parce que cela signifiait que j’allais pouvoir payer mon loyer, mais j’étais la toute dernière personne à auditionner pour Michael Scofield. Ils avaient vu des centaines de types et moi je suis arrivé à la fin. J’ai reçu le script le vendredi, j’ai auditionné le lundi et on m’a rappelé le mardi.
YL : le jour suivant ?
WM : oui, le mardi soir et une semaine plus tard, nous tournions à Chicago, ainsi tout s’est passé très rapidement. Je pense que cela à joué en ma faveur parce que ça voulait dire que je n’avais pas assez de temps pour être nerveux, pour m’inquiéter, je devais juste penser à mes pieds, à être prêt à me déplacer dans n’importe quelle direction.
YL : Etiez vous comme super excité, oui ! J'ai eu le rôle.
WM : Je l'étais parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas travaillé, alors c’était grandiose. J'étais enthousiaste à l’idée de me retrouver devant la caméra, enthousiaste à l’idée d’aller à Chicago, et de tourner dans une vraie prison. C’était évidemment différent de ce que j’avais expérimenté jusque là. J'ai pensé à la série, j'ai pensé qu'elle pourrait marcher. J’ai eu l’impression qu’il y avait quelque chose dans ce scénario qui pourrait intéresser des gens, qui pourrait les pousser à regarder semaine après semaine. Je n’en n’étais pas sûr, parce qu’avec la télévision vous ne savez jamais, vous ne savez jamais dans quel sens va l’humeur du public, mais j’ai pensé que nous avions de quoi monter un puzzle potentiellement intéressant.
Traduit et adapté de l’anglais par Addi. Toute reproduction même partielle est strictement interdite.
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