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Dans un monde ravagé par l’infection virale qui transforme ses victimes en morts vivants, Alice (Milla Jovovich) continue son périple pour retrouver des survivants. Sa lutte mortelle contre la Umbrella Corporation atteint de nouveaux sommets, mais Alice reçoit une aide inattendue de la part d’un vieil ami. Un nouvel indice, qui promet un paradis loin des morts vivants, les conduit à Los Angeles mais quand ils arrivent, la ville est envahie par des centaines de morts vivants, Alice et ses camarades sont sur le point de tomber dans un piège mortel.
MoviesOnline s’est assis avec Wentworth Miller au Comic-Con pour parler de son rôle dans Resident Evil : Afterlife qui va bientôt sorti au cinéma. Le film d’action, d’horreur et de science fiction, tourné en 3D, est écrit et réalisé par Paul W.S. Anderson et il est le 4ème volet de la série de films adaptés du jeu vidéo sur les survivants de l’horreur Resident Evil de Capcom. Wentworth joue Chris Redfield, le frère ainé de Claire (Ali Larter), qui travaille avec une organisation militaire anonyme combattant l’infection. Chris et son unité utilisaient une prison de Los Angeles comme base d’opération jusqu’à ce qu’elle soit envahie et qu’il soit emprisonné.
Wentworth nous parle de son ressenti d’écrivain coincé dans un corps d’acteur, comment quatre ans de cascades et de chorégraphie pour Prison Break l’ont préparé pour son rôle dans Resident Evil : Afterlife et qu’est ce qu’il le motive pour choisir un rôle que ce soit au cinéma, à la télévision ou au théâtre. Il nous tient informés de ses futurs projets. Voici ce qu’il a à nous dire.
MoviesOnline : Je pense avoir lu quelque part que l’on vous décrit comme un écrivain coincé dans un corps d’acteur. Cela est-il une bonne évaluation de la façon dont vous vous voyez ?
Wentworth Miller : J’aime croire qu’il y a beaucoup de choses que je peux faire, beaucoup de choses que je peux faire pour le milieu du cinéma. La tentation est certainement très forte. Jouer c’est grandiose, mais vous n’avez pas tant de contrôle que cela sur l’histoire dont vous faites partie. D’où la tentation d’explorer d’autres capacités, si on vous le permet, si vous en avez l’opportunité et que c’est le bon moment.
MO : Mais vous avez envoyé vos scripts sous un pseudonyme?
WM : En effet. Il ne s’agissait pas tant de cacher mon nom, mais je pensais qu’il était important de laisser les scripts agir seuls. J’ai juste pensé que voir mon nom sur la couverture pourrait créer des interférences de toutes sortes, peut-être positives, peut-être négatives, mais je ne voulais pas que cela entre en ligne de compte. Je voulais qu’ils se dressent tous seuls sur leurs pieds ou qu’ils retournent dans un tiroir.
MO : Et vous avez Stoker, mais vous avez aussi écrire le prequel (histoire précédente) ?
WM : Il y a un prequel nommé Oncle Charlie.
MO : Est-ce un coup de chapeau à Shadow of a doubt ?
WM : Absolument. Il y a un moment clé dans Stoker qui est directement inspiré de Shadow of a doubt, donc il y a le personnage, appelé Oncle Charlie et le prequel est appelé Oncle Charlie, ceci est notre coup de chapeau.
MO : Avez-vous eu un entrainement spécial pour ce film ?
WM : Vous savez quoi, j’ai eu mon entrainement avec Prison Break. Ce fut quatre ans de travail sur les cascades et les chorégraphies et tout cela rentre en jeu, particulièrement pour Resident Evil.
MO : Quand nous vous avions parlé à l’occasion de Prison Break, vous disiez en fait que vous ne vouliez pas tourner de films en même temps. Donc, maintenant, avec votre premier film depuis Prison Break, avec quel soin choisissez-vous ce qu’on vous envoie et pourquoi avoir choisi celui-ci ?
WM : Et bien, en fait, la première chose que j’ai faite après Prison Break fut un épisode de New York Unité Spéciale, qui était une série dans laquelle je voulais faire une apparition. Je pense que cela décrit très bien mon état d’esprit à ce moment-là, très très loin de ….Il y a un discours mille fois rabâché dans ce milieu comme quoi, l’acteur d’une série qui se termine est mis sur orbite et qu’il est temps qu’il se lance sur le ring du cinéma, je ne souscris pas à ce discours, ce n’est pas mon histoire. Pour moi, un rôle est un rôle que ce soit à la TV, au ciné ou au théâtre, je dois juste aller vers ce qui m’inspire.
MO : Donc, vous jouez un peu aux jeux vidéo ?
WM : Pas du tout. Ma famille accordait beaucoup d’importance à l’éducation, donc tout était concentré sur les devoirs. Il n’y avait pas beaucoup de temps pour les bandes dessinées ou les jeux vidéo, donc c’est un peu ma chance d’avoir une seconde enfance, de tout revivre à nouveau.
MO : Avez-vous pris des cours de rattrapage pour les séries ? Comme pour Resident Evil, les jeux vidéo ou les autres films.
WM : En effet. J’ai fait mes devoirs. Je savais qu’il y avait une série et je me rappelle particulièrement de la bande annonce du numéro 3 avec ce plan au dessus de Las Vegas enterré sous le sable. C’est très symbolique et saisissant. J’ai demandé aux producteurs de me faire un montage des scènes significatives de mon personnage dans les jeux vidéo qui expliquent ou parlent de son histoire ou de sa mythologie. Ce fut ma part de recherche.
MO : Ce fut comment de travailler sur ce film avec cette femme qui est une cogneuse ? Avez-vous été capable de rivaliser dans le maniement des armes ?
WM : Ouais, elle n’est pas commode et elle rentre dans cette partie comme dans une seconde peau. J’aime faire partie de quelque chose qui, par nature, est dirigé par une femme. Je viens d’une sérié qui était – jetons une poignée de males en rut dans une boite, secouons et voyons ce qui remonte à la surface – donc ce fut un changement plaisant, vraiment.
MO : En quoi votre personnage différent-il du jeu vidéo ? Dans le jeu, il a des biceps gros comme sa tête, non ?
WM : Oh, oui, c’est la première différence. En préparant ce rôle, j’ai senti la nécessité de respect ce qui était déjà là, en ce qui concerne la mythologie du jeu, et j’ai fait des recherches sur Internet, en allant sur des sites de fans, des blogs pour voir ce qu’on disait sur ce personnage, quelles pouvaient être les attentes. Puis j’ai du le balancer avec qui je suis autant qu’acteur et ce que , par nature, j’amène sur la table, qui est le Chris Redfield que Paul a imaginé dans ce film. Il est très plus proche de l’esprit Resident Evil dans le film plutôt que dans le jeu. Il fallait donc mélanger ces trois influences, et j’aimerais penser que j’ai fait de mon mieux.
MO : Donc quand vous avez fait vos recherches sur les sites et les blogs de fans, comment ont-ils réagi au fait que vous ayez été choisi pour ce rôle ?
WM : Je n’ai pas lu ces réactions. J’avais l’impression que je savais ce qu’elles allaient être. J’imagine que l’accueil sera de tous les niveaux, c’est très naturel, et les gens s’attachent à une certaine histoire ou à certains personnages. Ils s’investissent beaucoup, donc ils seront pointilleux quand ils verront enfin le personnage sur l’écran. Ils vont avoir leur propre jugement, c’est quelque chose à prévoir.
MO : Ali nous parlait de quelques accidents avec la 3D avec les caméras qui se figent ou qui fument ou sur la nécessité d’être précis, de faire les choses différemment. Vous êtes-vous adapté ? Avez-vous une série où tout était aussi rapide, instantané ?
WM : La vitesse paraissait plus lente pour être honnête. Sur Prison Break, on avalait cinq pages par jour, dans ce film, on passait deux jours sur une page. Ca donne l’impression d’avoir beaucoup de temps et qu’on prend beaucoup de soin, particulièrement avec la nouvelle technologie. Je pense que l’équipe et le casting se sont adaptés sur l’instant, en cherchant à être le plus rapide possible. Je ne suis pas un acteur qui accorde beaucoup d’importance à la technologie. Je m’intéresse plus à l’histoire que l’on raconte qu’à la façon dont elle est racontée. Donc, quand je suis arrivé sur le tournage, j’ai surtout pensé à l’histoire et au personnage, comment m’intégrer à l’action et si je fais quelque chose de mal, quelque chose qui ne correspond pas avec la technologie, il y a toute une équipe pour me remettre à ma place et pour dire « tu dois te tenir à deux mètres sur ta droite ».
MO : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur Stoker ? Je sais que Carey Mulligan et Jodie Foster sont liées au film, il y a-t-il un personnage masculin lié également ? De quoi parle l’histoire ?
WM : J’aimerais pouvoir vous donner tous les détails. C’est toujours en développement. Je dois dire que quand j’entends certains noms, c’est vraiment excitant. Il y a des gens avec un talent incroyable qui s’y intéressent donc j’espère vraiment qu’il va pouvoir se monter de la meilleure façon qu’il soit.
MO : Allez-vous y jouer ?
WM : Non, je n’y jouerai pas.
MO : Pour la conception ?
WM : Vous savez, écrire est certainement l’expérience créative la plus satisfaisante qu’il soit, je passe la main. Juste au niveau personnel, quelque soit le chemin que ces deux films, ou ces deux scripts, prendront. D’une certaine façon, le grand évènement pour moi, fut d’écrire ou plus précisément de taper sur le clavier. Dès que j’eu terminé les deux scripts, j’ai vraiment voulu les donner à quelqu’un d’autre et dire « On se revoit à la Première », viens, donne moi mon pot de popcorn et voyons ce que quelqu’un d’autre a fait de ce que j’ai écrit sur ces pages.
MO : Ecrire fut une expérience qui arrivait fréquemment lors des jours où vous travailliez pour la TV ?
WM : La réponse est oui et non. Le processus est une sorte de frénésie pour moi. L’histoire a germé un jour et l’idée a bouillonné pendant un long moment. J’ai en fait passé quatre ans à me dire que je ne savais pas écrire un scénario et en fait, quatre semaines, assis, à me prouver le contraire. Donc ce fut environ 10 à 12 heures par jour durant 4 semaines. Ce fut une expérience très intense mais en même temps, quelque chose de reposant, qui se produisait tout seul, ce qui n’est pas une expérience que j’ai connu en travaillant sur une série ou un film. Nous attendons qu’une centaine d’autres personnes fassent leur travail pour avoir une chance de faire le notre.
MO : Quand avez-vous eu des nouvelles de la bande de Prison Break, Dominic Purcell et Amaury Nolasco pour la dernière fois ?
WM : Ca fait un moment qu’on ne s’est pas parlé. Ce fut comme un super camp de vacances où nous sommes allés tous ensemble et où nous avons connu ce moment complexe, puis après il y a la case séparation. J’imagine que l’on va se faire une réunion un de ces jours, mais je pense que pour le moment, tout le monde fait une pause, regarde autour et voit ce qui va suivre.
MO : Vous avez du recul maintenant, pas seulement sur le succès de Prison Break, mais sur la notoriété qui va avec ?
WM : Les choses semblent différentes après coup. Quand vous êtes dedans, c’est difficile de rester objectif, mais c’est un énorme apprentissage qui concerne tout le monde, moi inclus. Voilà à quoi j’ai consacré l’année dernière, défaire les valises, choisir d’écrire plutôt que de sauter sur une autre série par exemple. C’est peut-être une façon de tout laisser en jachère comme cela je peux revenir avec un intérêt et une passion renouvelés.
MO : Ce n’est pas votre premier lien avec un jeu vidéo, car ils sortent Prison Break en jeu vidéo.
WM : Oui, j’ai travaillé avec eux sur les apparitions de mon personnage, évidemment, et j’ai prêté ma voix pour la narration et la voix de différents personnages. Ca fait bizarre de penser que des gens ne vont pas cesser de me tuer sur petit écran, mais en même temps, ça m’a amusé de faire ça.
MO : Etes vous lié au film BioShock ?
WM : C’est une rumeur qui est apparue un jour et a mis du temps à se dissiper. Aucune connexion avec cela.
Resident Evil sort sur les écrans français le 22 septembre 2010.
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