| Wentworth Miller a obtenu la reconnaissance grâce à son rôle dans la série télévisée à succès Prison Break, dans laquelle il joue un architecte emprisonné pour faire évader son frère condamné à tort. Il n’est pas étranger aux franchises sur les films d’horreur, ayant fait une apparition en 2003 dans le film de vampires « Underworld » et cette semaine, il est de retour dans le monde des morts-vivants avec Resident Evil : Afterlife, le 4ème volet de la série de films inspirés par le jeu vidéo. Dans le film en 3D de Paul W.S. Anderson, Miller joue Chris Redfield, le frère ainé de Claire, jouée par Ali Larter et qui est, comme par hasard, l’un des héros original du tout premier jeu de Resident Evil. Nous avons récemment parlé avec l’aimable et posé Miller et nous lui avons demandé de nous donner ses 5 films favoris de tous les temps.
Shinning (1980, 87% au baromètre de Rottentomatoes) et Carrie (1976, 90% au baromètre de Rottentomatoes)
Shinning, Shinning. Je suis un grand fan des films d’horreur classiques en particulier, ils dégagent quelque chose de particulier. Carrie, Shinning, Rosemary’s Baby. Ils horrifient et ils sont particulièrement effrayants mais ils sont aussi élégants, ils font preuve de patience. Et ils sont aussi discrets d’une certaine façon. Quand l’horreur arrive, ils l’ont tellement bien amenée que c’est plus qu’un dénouement, car ce qui s’est passé avant a été fait d’une telle façon que ça ne semble pas… Vous savez, quand vous regardez un film d’horreur produit de nos jours, ils essayent de vous faire peur ou de vous faire perdre les pédales ou de vous faire sursauter dans les cinq premières minutes. Il n’y a pas de crescendo comme s’ils ne croyaient pas que le public allait accrocher et attendre l’impact arrivant vers la 60ème ou 90ème minutes du film. Ils veulent tout vous donner dans les 10 premières minutes, ce qui à mon avis est une histoire de mauvaise qualité et un manque de respect pour le public.
Q: Vous dites patience, ce qui est intéressant. Pensez-vous que la patience est quelque chose de difficile à vendre aux studios ?
WM: Peut-être. Je pense que l’un des moyens de convaincre les studios c’est de dire que la patience n’est peut pas dans l’air du temps mais qu’elle est essentielle à la narration d’une histoire et qu’elle correspond à une attente d’un public qui, pour une série dramatique – comme Lost, 24, Prison Break – nécessite un certain investissement. Vous avez des fans qui s’impliquent chaque semaine de l’année et parfois jusqu’à la fin. Donc, je pense que les gens veulent du désir, de l’enthousiasme. Ils veulent qu’on les emmène dans un long voyage où les bribes d’information sont distillées au fur et à mesure. On ne vous les sert pas dans les 10 premières minutes.
Bandits, Bandits (1981, 94% au baromètre de Rottentomatoes)
Je trouve qu’il y a quelque chose d’anarchique à propos de ce film, qui résonne en moi comme un enfant, qui m’attire maintenant. C’est l’imagination phénoménale de Terry Gilliam, des performances d’acteurs brillantes. Je pense qu’il y a quelque chose, à l’évidence, de très séduisant et envoûtant dans l’histoire de ce petit garçon qui arrive dans un pays étranger et vit une extraordinaire expérience. Je pense que ce voyage est une sorte de point de départ pour de nombreuses histoires de Science Fiction, et il est facile de voir l’attirance. C’est le genre de voyage par procuration qui vous emporte, mais ce n'est pas vraiment une expérience, comme les mâchoires d’un dragon. C’est effrayant.
Jesus Christ Superstar (1973, 57% au au baromètre de Rottentomatoes)
C’est un film avec Ted Neely et Carl Anderson de 1973 si je ne me trompe pas. C’est basique. Il est dans le désert, danse et chante. C’est comme un trip sous acide mais pourtant avec des éléments très exagérés et une grosse production musicale, mais c’est une histoire avec un véritable impact et de grandes performances d’acteurs.
Coups de feu sur Broadway (1994, 96% au baromètre de Rottentomatoes)
Coups de feu sur Broadway avec un casting fantastique, une écriture si intelligente et une narration en feu d’artifice. Pour moi, Woody Allen n’est pas quelqu’un qui fait baisser le niveau de son histoire pour le public. Il a du respect pour l’intelligence du public et j’apprécie cela. J’aime que le réalisateur me respecte en tant que spectateur, qu’il ne pense pas que je ne suis pas capable de suivre ses indices ou l’histoire qu’il déroule.
Q: Ca serait un honneur pour vous de travailler avec Woody Allen?
WM: Peut être, peut être, même si je sais que quand vous demandez à faire partie d’un film de Woody Allen, vous ne voyez le scénario que très peu de temps avant le tournage, ce qui est assez stressant. Mais en même temps, ça crée une sorte de dynamique destinée à vous garder réveillé, en alerte et prêt à tout. On comprend facilement comment il obtient de telles performances de la part de toutes personnes qui jouent dans ses films.
Q: C’est votre première fois dans Resident Evil, comment résumeriez-vous cette expérience ? Vous êtes vous amusé ?
WM: En effet. Je pense que ce qui m’a attiré dans ce film c’est l’équilibre entre les effets spéciaux, les cascades, les personnages et l’histoire. J’aime le fait qu’il soit tourné en 3D et je pense que cela va être un élément excitant pour de nombreuses personnes, mais autant qu’acteur, je ne suis pas passionné par le côté technique. Je m’intéresse plus à l’histoire que nous racontons qu’au moyens utilisés pour la raconter. Donc le fait qu’il y ait des personnages et des relations entre eux qui soient crédibles et qui vous touchent, renforçant le côté narratif le tout avec les chiens morts-vivants, c’est un bon équilibre difficile à trouver. Un feu d’artifice sans substance ne veut rien dire.
Aucuns
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